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Dénoncer la corruption : renforcer le rôle des organisations de la société civile au Mali


Au Mali une corruption endémique affecte de façon transversale l’ensemble des secteurs de la société. La corruption affecte particulièrement les femmes et constitue un frein au retour de la paix et au développement. La réponse apportée par l’État est encore insuffisante et peut être améliorée par l’engagement des organisations de défense et de promotion des droits humains aux côtés des agences de lutte contre la corruption.

Selon Transparency International, le Mali figure à la 116e place au classement mondial des États en matière de corruption. L’accès à la justice est particulièrement entravé par la corruption. Tout près de 60 % des malien.nes ne font pas confiance à la justice, qui apparaît selon les sondés comme le secteur le plus touché par la corruption.

C’est pourquoi, pendant trois jours, ASFC et ses partenaires du projet JUPREC ont réuni les organisations de la société civile et les acteurs et actrices du système judiciaire pour renforcer leur capacité à ne pas laisser impunis les actes de corruption. Les participant.es sont désormais outillé.es pour rédiger une plainte en matière de corruption et pour l’adresser à l’autorité compétente en respectant les aspects procéduraux. Cette formation a été l’occasion d’un dialogue franc et ouvert entre les participant.es et les autorités étatiques en charge d’assurer la lutte contre la corruption.

Une invitation aux organisations de la société civile à s’unir pour contrer l’impunité

Les autorités de lutte contre la corruption ont donné des clés aux participants pour s’engager à leurs côtés pour favoriser l’interaction et lutter efficacement contre l’impunité. Réciproquement, les participant.es ont fait part de leurs attentes et besoins aux agences pour assurer une meilleure complémentarité. Le Procureur des pôles économique et financiers près le tribunal de grande instance de la commune III de Bamako, compétent en matière de criminalité financière, a qualifié la relation entre société civile et juridictions d’essentielle. Il a appelé à « l’union de toutes les forces vives du pays pour s’attaquer à la gangrène qui ronge le tissu social ».

 

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